Cette liste, non exhaustive, a été établie par Aaron Beck, psychiatre, et David Burns, professeur au département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’université de Stanford. Elles font office d’identification des distorsions cognitives qui amènent la personne qui les génère à développer une vision du monde plutôt sombre. 10 modes de pensées semblent revenir couramment, les voici:

          1. La dichotomie: si tout ne se passe pas comme prévu, c’est un échec cuisant. Il n’y a plus de nuances possibles.
Ex: « Si je n’ai pas été embauché, c’est parce que je suis un incapable », « si je suis toujours célibataire, c’est parce que je ne mérite pas d’être aimé(e) »

 

          2. La sur-généralisation:  les événements négatifs passés servent de références dans la construction de règles de fonctionnement. Un seul échec conditionne toutes les tentatives futures.
Ex: « Mes relations amoureuses tournent toujours court. Du coup, je ne sors plus de chez moi puisque le monde est superficiel et que plus personne ne veut s’engager dans une relation durable. Aujourd’hui on change de partenaire comme on change de chemise ». Deux variantes de sur-généralisation ont été relevées:
                    a. Verticale:
une mauvaise expérience dans un domaine condamne toute possibilité de réussite dans l’intégralité du domaine qui devient inutile et perdu d’avance.
Ex: « J’ai pris un râteau, je resterai seul et malheureux jusqu’à la fin de ma vie. » 
                    b. Horizontale:
c’est le fait de lier deux problématiques qui n’ont absolument aucun rapport.
Ex: « J’ai été licencié. Ce n’est pas étonnant car ma vie entière est un échec. »

 

          3. L’abstraction sélective: l’esprit ne se focalise que sur les détails déplaisants d’une situation qui devient intégralement négative.
Ex: Je suis invitée à une soirée. Tout se passe bien jusqu’à ce que quelqu’un me marche sur le pied au point qu’un de mes orteils est resté sur le sol. Eh bien je considère que c’est une soirée pourrie à cause de ces trois minutes d’inconfort.

 

          4. Éviction du positif: l’art de changer l’or en plomb. Toutes les situations vécues sont transformées en expériences négatives.
Ex: Quelqu’un me fait un compliment. « Je sais bien que c’est faux, il ne dit ça que pour me faire plaisir. »

 

          5. L’inférence arbitraire: porter crédit à des situations que l’on considère sombre sans en avoir la moindre preuve. Deux distinctions ont été faites:
                    a. Télépathie:
interpréter les pensées des autres en s’appuyant sur des indices rachitiques.
Ex: J’entre dans une pièce, les personnes présentes se taisent. Je considère qu’elles étaient en train de me casser du sucre sur le dos.
                    b. Erreurs de pronostic: 
élaborer des prévisions pessimistes et les considérer comme vraies.
Ex: « Cette thérapie ne fonctionnera pas sur moi, je suis incurable. »

 

          6. Extrapolation et minimisation: on fait des hyperboles de nos erreurs tout en prenant soin de minimiser ses qualités et points forts.
Ex: Je viens de mener à bien une mission qui m’a été confiée, je suis félicitée. « Ils en font trop, ce n’était pas très compliqué. »

 

          7. Raisonnement émotionnel: les sentiments, quels qu’ils soient, font office de preuves.
Ex: « Je n’arriverai jamais à me sortir de ce mauvais pas, je ne suis qu’un incapable. »

 

          8. Obligations obsolètes: rassemblent tous les objectifs despotiques et arbitraires du type « je dois » ou « je devrais ». Échouer fait naître un sentiment de culpabilité. C’est un comportement que l’on peut également mettre en place vis à vis des autres.
Ex:« Après tout ce que j’ai fait pour lui, il pourrait faire preuve d’un minimum de reconnaissance! »  

 

          9. Étiquetage: a priori très arrêtés et chargés émotionnellement que l’on pose sur soi ou sur les autres.
Ex: « Je suis moche », « je suis un monstre », « ce type est un égoïste fini »

 

          10. Personnalisation: on se considère comme responsable du comportement des autres. Cela alimente un sentiment de culpabilité qui ne cesse de grandir. On se croit capable de changer la vie des autres, ce qui n’est qu’une hérésie.
Ex: « Tout est de ma faute », « mon fils n’est pas sage parce que je suis une mauvaise mère »

                

Je trouve cette liste intéressante à connaître et comprendre pour grandir et avancer. Je vous invite, bien sûr, à trouver des informations plus complètes sur le reste du web. Cet article n’est qu’une goutte prélevée de l’océan des TCC.

 

 

© 2016 - 2017, Marie Peyron. Tous droits réservés.

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